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La bientraitance des aînés : un enjeu de société

8 Juil, 2021 | Lutter contre l’âgisme

L’Alma France estime que dans l’Hexagone, 5% des personnes de plus de 65 ans et 15% des plus de 75 ans, soit 600 000 personnes en tout, subiraient une forme de maltraitance. L’idée est donc d’institutionnaliser le concept de bientraitance, une démarche qui vise à promouvoir le bien-être de la personne âgée en gardant à l’esprit le risque de maltraitance.

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) définit la maltraitance des personnes âgées comme « un acte unique ou répété, ou l’absence d’intervention appropriée, dans le cadre d’une relation censée être une relation de confiance, qui entraîne des blessures ou une détresse morale pour la personne âgée qui en est victime ». Celle-ci peut se manifester de différentes manières : violences physiques, sexuelles, psychologiques, morales ou encore sous forme de négligence ou de tentatives d’extorsion d’argent, à domicile comme en institution.

Comment généraliser le concept de bientraitance ? Où en est-on aujourd’hui ? Quelles sont les mesures prises à souligner ? On vous en dit plus.

Bientraitance en établissement : des progrès à souligner

Dans ses prémices, la bientraitance s’est d’abord penchée sur les jeunes enfants et leur accueil en institution pour une longue durée. Rapidement, elle s’est étendue à d’autres personnes en « difficulté », comme les personnes en situation de handicap et les personnes âgées. La notion de bientraitance est aujourd’hui courante, mais ceci n’a pas toujours été le cas.

Ban Ki-Moon adressait d’ailleurs il y a quelques années un message dans un discours officiel pour alerter sur la maltraitance, invitant notamment le monde entier à « faire preuve d’une plus grande détermination et à redoubler d’efforts pour éliminer toutes formes de violences et de mauvais traitements contre elles ».

Fort heureusement depuis, les choses ont évolué dans le bon sens. Les professionnels des établissements sont davantage engagés dans la démarche d’auto-évaluation de leurs pratiques et des états des lieux des pratiques de bientraitance sont réalisés.

Ces derniers soulèvent une amélioration importante des pratiques concourant à la bientraitance et à la qualité de vie des personnes âgées et des progrès des équipes à l’accueil des personnes (en moyenne par établissement, 61% des nouveaux résidents ont bénéficié d’une visite préalable de l’établissement avant leur arrivée dans EHPAD – source : Anesm).

Pour permettre aux personnes de prendre rapidement leurs repères, on note également une volonté de personnalisation de l’accueil : possibilité d’aménager sa chambre, présentation aux autres résidents, petite attention de bienvenue… Afin de réduire les risques, des actions de prévention et des animations sont mises en place, à l’instar des activités de Tous en Tandem qui favorisent le maintien de l’autonomie des résidents et les liens intergénérationnels.

Une commission sur la bientraitance des personnes vulnérables

Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, et Sophie Cluzel, secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre, chargée des Personnes handicapées, ont récemment installé une « Commission de promotion de la bientraitance et de lutte contre la maltraitance » des personnes vulnérables.

Celle-ci « s’attache à proposer des mesures de protection en direction des personnes vulnérables en raison de leur âge ou d’un handicap », explique le communiqué de presse du gouvernement. Elle se charge aussi de faire des propositions sur le risque de maltraitance dans tous les lieux de vie, à domicile ou en établissement.

Cette Commission « doit permettre d’améliorer la connaissance d’un phénomène longtemps tabou, faciliter le repérage, le signalement et le traitement de situations de maltraitance, promouvoir la bientraitance et l’accompagnement des acteurs dans le quotidien. Elle veillera notamment à promouvoir la pleine représentation et l’expression des personnes concernées » et proposera « une définition commune de la bientraitance, et les moyens et mesures pour l’inscrire dans une prise en compte de qualité des personnes vulnérables ». Une affaire à suivre…

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