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La résidence autonomie, est-ce aussi bien que vieillir à domicile ?

10 Sep, 2021 | Le monde d’aujourd’hui

Bien qu’ils aient été créés dans les années 1960, depuis le 1er janvier 2016, date d’entrée en vigueur de la loi d’adaptation de la société au vieillissement (ASV), les foyers logements sont désormais appelés « résidences autonomie ». Ce changement de nom s’accompagne d’un renforcement du rôle de ces structures dans la prévention de la perte d’autonomie.

Solution alternative entre le maintien à domicile et l’accueil en maison de retraite, les résidences-autonomie attirent de plus en plus de personnes âgées autonomes avec un nouveau projet de vie (recherche d’un cadre de vie sécurisé, confortable et convivial, services collectifs, prévention de l’isolement…). Elles présentent la particularité de relever à la fois du domaine du logement social et du champ des établissements sociaux et médico-sociaux.

Aujourd’hui, on évalue leur nombre à 2 200, ce qui représente 110 000 places d’hébergement réparties dans toute la France.

A qui s’adressent-elles ? Quels sont les critères d’admission ? Comment fonctionnent les résidences autonomie ? Combien ça coûte ? A quelles aides publiques prétendre ? On vous explique tout.

Qu’est-ce qu’une résidence-autonomie ?

Définition

Les résidences-autonomie sont des établissements d’hébergement pour personnes âgées (EHPA) dédiés aux aînés autonomes, autorisés par le conseil départemental. Elles constituent une formule alternative entre le maintien à domicile et l’établissement d’hébergement collectif pour personnes âgées dépendantes (EHPAD). Les résidences-autonomie sont une solution intéressante notamment lorsque :

  • le logement du senior n’est pas adapté au vieillissement ou à l’hiver/au froid
  • la personne âgée vit seule et est/se sent isolée
  • le retraité autonome souhaite se rapprocher de ses enfants
  • le logement est éloigné des commerces et des services essentiels.

La particularité des résidences autonomie est de permettre une vie indépendante dans un cadre sécurisé. Elles sont en effet le plus souvent aménagées de façon à prévenir le risque de chute et à faciliter le quotidien des aînés. En outre, la personne âgée peut emménager avec ses propres meubles et la majorité des résidences-autonomie sont dotées d’un coin-cuisine, où le résident peut préparer ses propres repas.

Les services proposés par les résidences-autonomie

La loi ASV* a défini une liste de prestations minimales devant être délivrées aux personnes vivant dans les résidences autonomie :

  • La gestion administrative de l’ensemble du séjour (état des lieux, contrat de séjour)
  • La mise à disposition d’un logement privatif avec la possibilité d’installer le téléphone et de recevoir la télévision
  • La mise à disposition et l’entretien des espaces collectifs
  • L’accès à une offre d’actions collectives ou individuelles de prévention de la perte d’autonomie
  • L’accès à un service de restauration et de blanchisserie
  • L’accès à Internet au moins dans une partie de la résidence autonomie
  • L’accès à un dispositif de sécurité apportant au résident une assistance et un moyen de se signaler 24h/24h
  • L’accès aux animations et aux activités organisées dans l’enceinte de l’établissement et organisation d’activités extérieures.

En outre, les résidences-autonomie ne sont pas médicalisées et ne sont donc généralement pas adaptées aux personnes âgées dépendantes voire en perte d’autonomie. Les soins médicaux et infirmiers sont dispensés par des médecins libéraux et / ou des services de soins infirmiers à domicile (SSIAD).

Pourquoi fait-il bon vivre en résidence-autonomie ?

Vivre dans une résidence autonomie permet de :

  • Continuer à vivre de manière totalement indépendante
  • Bénéficier d’un environnement plus adapté et sécurisé
  • Utiliser des services collectifs comme la restauration, le ménage, ou les animations
  • Avoir un loyer modéré.

De plus, les résidences autonomie sont souvent construites à proximité des commerces, des transports et des services. Comme le dit Monique, 87 ans, la résidence autonomie c’est « être chez soi et faire comme chez soi en toute sécurité »

Les résidences-autonomie et les résidences services, proches mais pas d’amalgames !

Les résidences-autonomie sont des établissements qui s’adressent aux personnes ayant des revenus limités. L’appartement est proposé en location et le loyer des résidences-autonomie est plus faible que dans les résidences services, dont les logements peuvent souvent être achetés.

Les prestations proposées en résidences services peuvent être plus luxueuses que dans les résidences-autonomie. On y trouvera souvent une salle de sport ou une piscine, où seront proposées des activités telles que la balnéothérapie.

Une autre différence réside dans le fait que les résidences services sont soumises à la convention de l’hôtellerie-restauration et non à celle des établissements privés d’hospitalisation, de soins, de cure et de garde à but non lucratif/de l’hospitalisation privé à but lucratif.

Les critères d’admission en résidence-autonomie (foyer-logement) sont les suivants :

  • Etre âgé de 60 ans ou plus,
  • Etre autonome (GIR 5 ou 6) ou semi-autonome (GIR 4 – si la structure travaille avec un SSIAD ou un centre de santé).

Egalement mi-chemin entre le maintien à domicile et l’EHPAD, les résidences services seniors sont destinées à un public de seniors autonomes et dynamiques qui souhaitent ne pas être isolés (suite à l’éloignement de leur famille, au décès de leur conjoint, ou à l’apparition de signes de fragilité nécessitant un environnement plus rassurant). Elles ne sont généralement pas médicalisées mais sont équipées de divers dispositifs, par exemple pour la prévention des chutes, et disposent, le plus souvent, d’un service d’accueil et d’un dispositif d’appel d’urgence.

La vie dans une résidence services offre certains avantages, d’où leur démocratisation ces dernières années. Elles offrent par exemple la possibilité de continuer à vivre de manière indépendante, de bénéficier d’un environnement plus sécurisé ou encore d’utiliser des services collectifs. On dénombrant 728 résidences services seniors en 2018 dans l’Hexagone (source : Annuaire de la Silver Economie 2019) mais la France n’est pas le seul pays à développer le concept puisque 4% des seniors vivent en résidences au Royaume-Uni et plus de 7% au Québec.

A noter : sous certaines conditions, les ex foyers logements peuvent accueillir des personnes en GIR 1, 2 et 3 (dans la limite de 15% des occupants) et GIR 4.

Quels sont les coûts et le financement de l’hébergement en résidences-autonomie

Selon le type d’établissement choisi (associatif ou public), le dossier d’admission est à retirer auprès de la résidence directement ou auprès des CCAS si la résidence autonomie est gérée par la ville.Les résidences autonomie ont une vocation sociale. Le coût des loyers est donc modéré (entre 400 € et 1 000 €).

Le Ministère de la Solidarité et de la Santé a mis en place un portail en ligne permettant de connaître les coûts pratiqués par les différentes résidences-autonomie, à noter que le tarif se décompose en différentes parties :

  • le loyer ou redevance
  • les charges locatives
  • les frais liés aux prestations obligatoires
  • les frais liés aux prestations facultatives.

Résidence-autonomie : comment bien la choisir et à quelles aides prétendre?

Le choix d’une résidence autonomie dépend de plusieurs points : votre état de santé ou celui de votre proche âgé, votre situation familiale, votre situation géographique, vos revenus… Choisissez dans la mesure du possible une résidence proche du lieu de vie de vos enfants ou à proximité de votre ancien domicile pour conserver vos habitudes, recevoir la visite d’amis ou de votre conjoint.

Ensuite, n’hésitez-pas à étudier les caractéristiques de l’établissement, à déterminer les prestations qui sont incluses dans le prix affiché et les « options » facturées en plus. Une fois votre sélection affinée, il est important de visiter plusieurs résidences autonomie et d’y retourner à divers moments de la journée (lors du déjeuner, le matin, le soir…), l’objectif étant de s’imprégner de l’ambiance qui se dégage du lieu et de voir si cela vous correspond. Il est indispensable de ressentir un certain bien-être en visitant les lieux pour avant d’y vivre.

Les résidents des résidences autonomie ont la possibilité de bénéficier de :

  • L’APA (allocation personnalisée d’autonomie) à domicile
  • Des APL (aide au logement)
  • L’ASH (aide sociale à l’hébergement) si la résidence autonomie est habilitée à recevoir des bénéficiaires de l’aide sociale à l’hébergement.

Pour en savoir plus sur ces sujets, lisez l’article sur l’APA .

Un objectif : prévenir la perte d’autonomie

De plus en plus de résidences autonomietout comme les résidences services cherchent à prévenir le vieillissement cognitif et l’entrée en dépendance de leurs habitants en veillant à leur bonne santé mentale grâce à la stimulation intellectuelle.

Tous en Tandem propose pour cela des prestations favorisant la stimulation des fonctions cognitives et surtout permettant le maintien du lien social. Selon Alexandra de Saivre, « pour prévenir le vieillissement cognitif, les solutions médicamenteuses ne sont pas la panacée mais d’autres solutions alternatives fleurissent à l’instar de l’offre de Tous en Tandem qui permet de renforcer le lien social, indispensable au mieux-vieillir et qui permet de réduire l’isolement, facteur de repli sur soi et de dépression consciente ou non. La bonne santé cognitive a autant d’impact sur le bien-vieillir que la bonne santé physique.» Jacqueline, 89 ans (lors d’une animation Tous en Tandem au sein de Cogedim Club) de dire : « si j’avais le choix entre une bonne santé physique ou cognitive, je choisirai sans hésiter, un cerveau qui fonctionne ! »

Animations culturelles Tous en Tandem

La loi ASV* a d’ailleurs créé un « forfait autonomie » attribué aux résidences autonomie afin qu’elles organisent des actions de prévention de la perte d’autonomie : le maintien ou l’entretien des facultés physiques, cognitives, sensorielles, motrices et psychiques la nutrition, la diététique, la mémoire, le sommeil, les activités physiques et sportives, l’équilibre et la prévention des chutes le repérage et la prévention des difficultés sociales et de l’isolement social, le développement du lien social et de la citoyenneté l’information et le conseil en matière de prévention en santé et de l’hygiène la sensibilisation à la sécurisation du cadre de vie et le repérage des fragilités.

Ces actions de prévention peuvent être des actions individuelles ou collectives. Ce financement, apporté par le conseil départemental, leur permet de rémunérer du personnel ou des intervenants extérieurs chargés de mettre en place des actions de prévention ou d’accueillir un jeune en service civique comme soutien au sein de la structure.

Ces solutions sont parties intégrantes des nouvelles formes d’habitat qui fleurissent dans toute la France comme alternative aux EHPAD. Pour tout savoir sur les autres formes d’habitat, n’hésitez pas à lire l’article suivant.

*Loi ASV : Loi d’Adaptation de la société au vieillissement.

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